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OE Kenzaburo
OE Kenzaburo

Ôe Kenzaburô est né en 1935 dans un village au milieu des forêts de l’île de Shikoku où passa son enfance. Il fera ensuite de brillantes études de lettres à l’université de Tokyo, en particulier de littérature française. En 1963, la naissance de son premier fils handicapé, la rencontre des victimes de Hiroshima lui découvrent l’absurdité cruelle d’un Mal dont son œuvre romanesque, couronnée par le prix Nobel en 1994, ne va cesser de questionner la signification. Toute la réflexion d’Ôe est dominée par une question semblable : comment survivre à la vérité ? Défenseur de la démocratie, il milite avec d’autres intellectuels pour que le Japon ne remette pas en cause l’article 9 de sa Constitution garantissant son pacifisme. Il est aussi aujourd’hui une figure centrale du militantisme contre l’énergie nucléaire. Ses nombreux romans sont publiés en France aux éditions Gallimard.

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Adieu-mon-livre
OE Kenzaburo
Adieu, mon livre !
Collection(s) :

480 pages / 23,00€
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Adieu, mon livre !

Collection(s) :

Auteur(s) : OE Kenzaburo
Traducteur(s) : TSCHUDIN Jean-Jacques
480 pages / 23,00€
ISBN-10 : 2.8097.0946.9
ISBN-13 : 978-2-8097-0946-9
Date de parution : octobre 2013


Adieu, mon livre ! Tout comme les yeux de celui qui doit mourir, les yeux qui ont créé doivent aussi se fermer (T.S. Eliot).
Retiré dans sa résidence, un romancier vieillissant affronte avec un ami d’enfance sa propre disparition face à la destruction possible d’un monde auquel il appartient. Chôkô Kogito entreprend ainsi l’écriture d’un nouveau roman « à l’intérieur même de ma vie ». Dans cette maison propice à l’échange de vues et à la méditation, le romancier et ses invités parlent des ans qui s’accumulent, commentent ces compagnons de vie que sont Mishima et le poète T.S. Eliot, convoquent Céline, Beckett et Dostoïevski dans des digressions au cours desquelles s’échafaudent des théories romanesques aussi bien que politiques.
« Je veux seulement tenter de réfléchir à la façon dont, en tant qu’écrivain, il m’est possible de vivre la fin de ma longue vie alors que je me trouve confronté à une grande catastrophe » (entretien avec Philippe Forest, La nrf – Du Japon). Ainsi s’écrit devant nous un roman surgi de l’inquiétude, de la possibilité de vivre poétiquement dans cette « Terre vaine » que prophétise le poète, sans cesse menacée, et dont la catastrophe de Fukushima est, pour l’écrivain, un signe prémonitoire.

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